Bilan psychologique

Le bilan psychologique est utile en cas de:

  • difficultés scolaires

  • difficultés comportementales

  • suscitions de haut potentiel intellectuel (enfant ou adulte). 

Attention: 

Je reçois beaucoup d’enfants et leurs parents en consultation ayant déjà passé un bilan. Je suis de plus en plus souvent obligée de remettre en question les interprétations de ces bilans qui, parfois surcotés, identifient des haut potentiels alors qu'il n'en est rien. Je me vois alors obligée de réfuter les conclusions émises ce qui peut être très perturbant pour l'enfant et le parent... 

La passation des épreuves, leur cotation et leur interprétation demandent de l’expérience et de la connaissance. Il est possible de passer à côté du bon diagnostic quand on ne maîtrise pas bien ses outils ou les pathologies. 

A noter également qu'il n'existe pas de spécialiste de la passation de bilan, les études de psychologie formant aux différents outils... Seule une très bonne connaissances des différents troubles et du diagnostic différentiel permet d'assurer un sérieux dans cette pratique. Ainsi, un psychologue qui ne ferait QUE des bilans n'est pas plus spécialiste qu'un autre dans ce domaine, au contraire, il manquera de l'expérience qui ne se construit qu'au travers des suivis de nos patients...

Bilan neuropsychologique

Le bilan neuropsychologique vise à déterminer de façon précise l'origine des troubles observés sur le plan cognitif et/ou comportemental. Il est donc utile lorsqu'on fait face à des difficultés scolaires.  

 

En tant que psychologue cognitiviste avec une formation approfondie en neuropsychologie, je participe aux diagnostics de troubles des apprentissages chez l'enfant (dyslexie, dyspraxie, dysphasie...), de TDAH (Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sans Hyperactivité) et des troubles autistiques (TED)

Par soucis d'efficacité, le bilan se fait sur 3 séances. Si certains neuropsychologues font passer le bilan en une journée, je préfère le diviser en 3 séances.

Ainsi:

  • L'enfant maintient des capacités optimales, se fatiguant beaucoup moins. La fatigue ou la lassitude, en particulier chez les jeunes enfants nuirait à leurs résultats, les rendant parfois inexploitables.

  • On évite les biais liés au stress généré par une journée entière d'examen.

  • On parvient à une meilleure observation de l'enfant qui prend confiance au fil des séances et développe un comportement plus naturel, et moins biaisé par la situation exceptionnelle de l'examen. 

Un entretien de retour sur les résultats du bilan est effectué environ 2 ou 3 semaines plus tard. Là encore certains psychologues font un retour immédiat ce qui est une aberration.

En effet:

  • la cotation (calculs des résultats) et l'interprétation prennent du temps et ne peuvent se faire durant la passation des épreuves. On ne peut être à la fois concentré sur l'observation de l'enfant et sur les calculs de nos résultats...

  • Il est impossible de faire une étude sérieuse et approfondie des résultats de l'enfant tout en lui faisant passer des épreuves! 

Une telle pratique ne me semble pas possible si on veut un travail sérieux et rigoureux, et est susceptible de générer de nombreuses erreurs diagnostiques.